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Pour les salariés/homme, l'égalité H/F n'est pas un sujet

Vingt HRMWomen le 26 mars, réunies autour de Guy Maugis, venu parler de l'égalité homme/femme chez Bosch.

Le Groupe Bosch est l'une des plus grandes sociétés industrielles privées. Il fabrique toute une gamme de produits : équipements automobiles, appareils électroménagers, outillage électroportatif, systèmes de vidéo surveillance.

Il emploie plus de 280 000 personnes, dont 100 000 environ en Allemagne, et réalise un chiffre d'affaires annuel de plus de 46 milliards d'euros.

Polytechnicien, ingénieur du corps des Ponts et Chaussées, Guy Maugis est Président de Robert Bosch France, la filiale française du Groupe allemand Bosch (près de 10 000 personnes et 21 sites en France). Auparavant il a travaillé notamment pour le ministère de l’équipement, Pechiney, le Groupe américain PPG (Président de la branche verre Europe)…

L'étude sur l'égalité homme/femme en France

Groupe industriel atypique, Bosch est détenu à 92/% par une Fondation et à 8% par la famille. La gouvernance est assurée par un conseil de surveillance constitué paritairement de dirigeants et de représentants du personnel. Malgré une volonté affirmée, le groupe ne compte encore que 9% de femmes parmi ses cadres dirigeants, au niveau mondial.

A l’initiative conjointe de la direction et des représentants du personnel, une étude sur l’égalité entre les hommes et les femmes a été lancée en France. Celle-ci a été conduite en juin 2008 par l'APEC en 2 phases
- l'une « quali. », a conduit à 95 entretiens d'environ 1h30 sur 9 sites (le directeur, les représentants du personnel, les RH, et un panel de fonctions)
- l'autre « quanti », portait sur 4 300 salariés dont 1 200 femmes.

Les principaux enseignements :
Pour les salariés, et principalement quand on est un homme, l’égalité homme/femme n’est pas un sujet: la principale préoccupation est celle de l’avenir industriel des sites et de l’emploi.
Pour les femmes, ça va mieux, mais pas assez vite. La principale préoccupation reste de concilier la vie privée et le travail, notamment pour les cadres.
Les clivages sectoriels forts existent: les femmes vont plus volontiers vers les tâches administratives, et celles qui choisissent la production, optent pour le contrôle ou l’assemblage.
Guy Maugis a notamment souligné certains traits mis en évidence par l’étude qui ressortent comme caractéristiques du comportement:« une certaine autolimitation de femmes qui refusent une formation qui leur permettrait d'accéder à des postes plus qualifiés » et « le sentiment de devoir prouver plus que les hommes ».
En ce qui concerne les salaires la quasi totalité des différences observées est expliquée par la position, l’âge ou l’ancienneté. A la suite de l’étude, l’entreprise a mis en place, dans le cadre des négociations annuelles des salaires, une enveloppe spéciale pour traiter des cas particuliers.

Le débat s'est ensuite engagé riche, nourri, passionné avec cet homme, coach certifié, qui est apparu très humain, ouvert et authentique. Le débat a notamment porté sur le développement de l’entreprise et le développement personnel et la nécessité d’équilibrer vie professionnelle et privée, notamment pour les femmes, qui, a tort ou a raison, se sentent responsables de l’organisation (et des tâches) familiales.

A suivre. La crise ne rend pas la tâche du président facile.